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Nous avons passée une nuit très calme au bord de l'étang de Duris, à Luant. Dernier spot du road trip...superbe ! Bonne pioche ! Nous démarrons à 10h. Direction Oradour-sur-Glane.
Autre chapitre de l'histoire de France que nous allons toucher du doigt aujourd'hui.
Nous arrivons un peu avant midi au centre de la mémoire d'Oradour. Ce village martyr de la 2ème guerre mondiale est conservé en l'état depuis 1944. Il s'agissait là d'un bourg prospère du Limousin possédant une architecture harmonieuse. Les demeures côtoyaient les magasins, l'église, très ancienne, était un édifice remarquable et de renommée. Avant le massacre, plusieurs hôtels et restaurants accueillaient une clientèle venue se reposer et profiter des alentours chatoyants. Le jour du drame, le nombre de personnes présentes à Oradour était plus important que d'habitude car les hommes de la campagne environnante s'y étaient rendus pour la distribution du tabac. Il subirent donc le même sort tragique que les Radounauds. Quelques heures ont suffit pour anéantir 642 vies humaines et détruire 328 constructions. Le général de Gaulle a voulu préserver les ruines d'Oradour, dans le but de livrer à l'humanité un témoignage des conséquences de la barbarie guerrière. De la montée du nazisme à la reconnaissance nationale d'un village martyr, les différents espaces du site (documents d'archives, témoignages, petit film, visite du village) nous permettent de mieux comprendre ce drame du 10 juin 1944.
Nous commençons par un petit parcours qui nous explique dans un premier temps le contexte politique et social de l'avant-guerre puis la montée du nazisme, le gouvernement de Vichy et la résistance. On essaie d'expliquer tout ça assez simplement à Diego. Vient ensuite une explication sur la préparation de la montée des SS vers Oradour les jours précédents la tuerie. On assiste ensuite à la diffusion d'un film d'une douzaine de minutes qui retrace la journée du drame, qui nous livre des témoignages de rescapés et des aveux d'exécuteurs. Glaçant. On ressort de la salle de projection complètement sonnés. On découvre ensuite comment Oradour s'est reconstruite et comment tous ces exécuteurs ont été jugés. Enfin, on débouche sur une grande salle où l'on peut lire de nombreux messages de paix, ce qui nous invite à la réflexion. Le message qui nous marque le plus est celui de Georges Santayana : "Ceux qui oublient le passé se condamnent à le revivre." On sort du bâtiment par un couloir où les portraits des victimes de carnage sont affichés, 642 visages sont regardent. Le plus jeune n'avait que 8 jours. Ça fait froid dans le dos. 
Nous rejoignons la rue principale d'Oradour. Nous avons face à nous une vue de désolation. Le temps s'est arrêté, comme si le massacre avait eu lieu hier. Saisissant. On parcourt tout le village, on devine très bien ce qu'était Oradour. Sur certaines façades, des petites plaques ont été posées: le type et le nom du commerce sont indiqués. Cafés, restaurants, courtiers, coiffeurs, assureur, garagistes, sabotier, forgeron, boucher, pharmacien, boulangerie, épicerie, négociant de bestiaux... Les différents lieux d'exécutions sont également indiqués: le Chai Denis, le Remise Beaulieu, le garage Desourteaux, la grange Milord, la grande Laudy. On nous demande de nous y recueillir. Dans ces bâtisses, on y voit des objets laissés tels quels: voitures, vélos, lits, machines à coudre, poêles... Les rails et les câbles du tram sont intacts... Nous sommes nombreux à visiter ce site mais il y règne un silence solennel. Nous atteignons l'église, là où femmes et enfants ont été enfermés, asphyxiés et brûlés. Difficile d'y entrer sans imaginer... Une partie du toit est effondré, la cloche est par terre, toute fondue. 
Nous quittons le village assommés... Du haut de ses 9 ans et demi, Diego est un peu chahuté par ce qu'il vient de voir, ça le laisse sans voix. 
Nous sortons du site vers 14h15 et nous reprenons notre chemin. Nous nous arrêtons pique-niquer à St-Junien.
Nous reprenons la route et nous faisons une petite pause goûter à Brantôme-en-Périgord. Nous sommes à 26 km de Périgueux, cette petite ville est nichée sous de belles falaises calcaires. Elle est surnommée la "Venise du Périgord" car elle est encerclée par la Dronne. Joli village, qui a du charme. On se pose à la terrasse de "la Guinguette", pour boire un coup en bord de rivière...un petit tour dans le centre et hop ! Cap sur Fargues...plus d'arrêts ! 

Fin de parcours à 19h45... 4000 km parcourus... Bravo Sunrise ! Sacré road trip ! Nous revenons la tête remplie d'excellents souvenirs. Nous avons vu des choses magnifiques. Gros coup de cœur pour la Hollande. Il a l'air d'y faire bon vivre. Un patrimoine architectural splendide. Des gens adorables...calmes...qui respirent la sérénité. La Hollande et ses canaux...ses maisons à pignons...ses vélos...ses barrages...ses moulins...ses grandes fermes agricoles...ses ponts...ses bières ...et Tékila !

Magique !